Hello ,
Revue de presse: Petit tour thématique de publications sur le site offficiel Resisting Women + un extra spécial Dworkin du côté de Lezzone.
La Journée mondiale contre les violences faites aux femmes c'était ya pas si longtemps, le 25 novembre, manifs le 24 le plus souvent dans de nombreuses villes. A
Rome, elles étaient 100 000 à 150 000, du jamais vu pour une manif féministe !
Resisting Women était ce jour là en pleine
initiative d'information sur le très important movuement social
iranien Campagne un million de Signatures pour le changement des lois discriminantes contre les femmes... une initiative envisagée depuis le printemps, et planifiée depuis l'été
dans le cadre de la Semaine de Solidarité internationale côté français : la rencontre avait lieu à Paris. Un mot d'entrée a été dit en communion avec toutes celles qui manifestaient contre les
violences. Egalement, la rencontre était placée sous le signe de Maryam, arrêtée alors depuis huit jours
en Iran pour
"cyberféminisme" : "publication de mensonges sur le net, atteinte à la sécurité d'Etat. Elle est l'une des journalistes et webmasterins en effet du site officiel de la Campagne we4change. Sur
les murs de la grande salle pendant ce temps, égaleement, un texte de Maryam elle-même, écrit depuis la prison sur les motifs d'emprisonnements dse femmes autour d'elle :
"Inégalités : exemples significatifs (rapport depuis la prison)"... où il est question de violences faites aux femmes encore.
Violences contre les femmes, signaler aussi les
"16 jours d'action contre la violence de genre" au Zimbabwe et l'intervention active
du mouvement social et politique superbe de courage et d'invention politique Women of Zimbabwe Arise (WOZA)
Enfin, le blog Lezzone publie quelques pages d'Andrea Dworkin décédée, qui revient sur le meurtre des femmes à l'école polytechnique de Montreal par un homme voulant dénoncer le féminisme : un
traumatisme pour une génération entière de militantes...
http://lezzone.over-blog.com/article-14428572.html
"Les journalistes, les politiciens établis et les faiseurs d’opinion se servent des différences entre la tuerie de Polytechnique et les schémas habituels de violence anti-femmes afin de brouiller
les pistes, comme si c’étaient les différences qui importaient et non ce qui est identique. Nous savons ce qui est identique. Alors, analysons d’abord les vraies différences, plutôt que de
laisser ces gens les manipuler pour faire de ce massacre un événement qui ne pourrait jamais se répéter dans toute l’histoire de l’humanité.
Nous les femmes, vous le savez, sommes habituellement tuées dans nos propres maisons, dans ce qu’on appelle la vie privée - parce qu’un homme et une femme ensemble ne sont pas considérés comme
une unité sociale. L’unité, c’est lui : c’est lui qui est l’être humain. Elle est sa subalterne. La vie privée lui appartient à lui et il peut y faire ce qu’il veut à sa femme. Quand on
nous blesse, c’est habituellement hors de vue des caméras et des annonces officielles. Nous sommes blessées d’habitude par des hommes que nous connaissons et particulièrement par des hommes
avec qui nous avons eu des rapports intimes, je veux dire un rapport sexuel. (...)
Extraits de Pouvoir et violence sexiste, préface Catherine A. MacKinnon, éditions Sisyphe, 2007, Montréal, 2007, chapitre 2, pp. 23 à 27. Format : 10 cm x 15 cm, 126 pages.
ISBN : 978-2-923456-07-2. En librairie.